Depuis mars dernier la police expérimente un nouveau système appelé LAPI pour Lecture Automatique des Plaques d'Immatriculations. Ce système coûte environ 20000 euros par véhicule et se compose d'une caméra embarquée montée sur le toît d'un véhicule de police reliée à un ordinateur de bord...
Le système scrute les alentours en permanence à la recherche de plaques d'immatriculations qu'il compare instantanément au fichier européen Schengen des véhicules volés.
Cette mode nous vient d'Angleterre ou ce système est déjà beaucoup plus développé. Il s'appelle là bas ANPR, Automatic Number Plate Recognition, et a été lancé à grand renfort de publicité à la télé. A long terme la police anglaise prévoit d'équiper tous ces véhicules de caméras de reconnaissance de plaques d'immatriculations.
Pour l'instant il n'y a que 6 véhicules équipé du LAPI en France. L'expérimentation se déroule en Seine Saint Denis, Paris, Lyon et Marseille. Pour le moment le LAPI se limite à une simple vérification dans le fichier des véhicules volés.
En Angleterre, l'ANPR contrôle aussi la validité de votre permis, de la vignette du véhicule et interroge divers fichiers de diverses administrations comme par exemple celui des impôts pour savoir si vous n'avez pas quelques PV impayés...
Le système sera bientôt installé comme en Angleterre ou aux USA sur des voitures banalisées et devrait être étendu à d'autres missions de surveillance de la police pour contrôler par exemple les allers et venues dans une zone donnée et déceler d'éventuels trafics. Les Douanes utilisent depuis longtemps des systèmes fixes identiques au LAPI aux principaux points de passage sensibles aux frontières.
La CNIL soulève de nombreux problèmes en terme de respect de la vie privée puisque le LAPI prend des photos des occupants des voitures. Idem avec la conservation des données qui contiennent l'heure et le lieu ou votre voiture a été contrôlée.
La CNIL n'a pas autorisé la mise en place du LAPI mais ne peut pas lutter contre le Ministère de L'Intérieur et les lois Perben de lutte contre le terrorisme.
La police s'attaque au vol de voitures avec la vidéo
Le système de lecture de plaques d'immatriculation Lapi est expérimenté en Seine-Saint-Denis et à Marseille. Un test sur deux ans a été autorisé par la Cnil.
En déplacement à Marseille sous la casquette de ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy devait se faire présenter la nouvelle « arme » technologique actuellement testée par la police : le système Lapi, pour lecture automatisée des plaques d'immatriculation, utilisé dans le cadre de la recherche de véhicules volés. Des expérimentations sont menées en Seine-Saint-Denis et à Marseille.
Après avoir exprimé certaines réticences face à ce genre d'équipement, prévu par le projet de loi sur la lutte contre le terrorisme, présenté fin octobre 2005, la Commission nationale pour l'informatique et les libertés (Cnil) a accordé son autorisation. Des tests sur six dispositifs sont prévus sur deux ans. L'idée ? Pouvoir lire, jour et nuit, depuis un véhicule de police, les numéros de plaques minéralogiques européennes pour les comparer ensuite à ceux présents dans le fichier des véhicules volés de la Police nationale. Lorsque deux numéros correspondent, le lecteur le signale.
Dix véhicules retrouvés en quelques semaines
Les policiers sont équipés d'une caméra avec projecteur infrarouge, qui se pilote à l'aide d'un écran de contrôle depuis l'intérieur du véhicule. Cet écran tactile permet de visualiser les images captées, que les véhicules filmés aient été à l'arrêt ou à pleine vitesse, et de constater les rapprochements de numéros éventuellement déclenchés. C'est un calculateur associé à un logiciel de reconnaissance qui se charge de l'analyse des plaques d'immatriculation en temps réel.
Evidemment, il y aura pléthore de numéros filmés qui ne déclencheront aucun signal. La police assure qu'ils sont effacés de ses fichiers sous huit jours. Par ailleurs, dans ce délai, il faut qu'une procédure pénale ait été lancée pour pouvoir les consulter ou qu'un vol du véhicule filmé survienne. Les deux premières semaines d'utilisation ont permis, toujours selon la police, de retrouver dix véhicules et d'arrêter sept personnes.
Pour l'heure, trois dispositifs sont en service dans des voitures de police identifiables comme telles. La prochaine étape, c'est l'équipement de trois voitures banalisées. Mais les forces de l'ordre prévoient également des dispositifs fixes dans des zones particulières, soit parce qu'elles sont liées au trafic de drogue, soit parce qu'elles sont connues pour être des lieux d'exportation des véhicules volées, comme les ports. Le système n'est pas inédit en Europe. Plusieurs centaines de patrouilles sont déjà équipées de dispositif similaire en Grande-Bretagne.
source: Arnaud Devillard ////http://www.leblogauto.com/2007/07/le-systeme-lapi-circulez-vous-etes-filme.html[
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